oct 02

Aujourd’hui est un grand jour pour le BATIK

L’Unesco vient officiellement d’annoncer, à Abou Dhabi, que le batik fait partie du patrimoine culturel intangible de l’Indonésie.

Du coup, pour célébrer cet évènement, le président indonésien à demandé tous ses concitoyens de s’habiller en batiks pour la journée.

 Batik dites-vous ? Quesako ?

Le batik est une technique de décoration de tissus, qui existe depuis plusieurs siècles.
Elle consiste à colorer un tissus, en soie ou en coton, à partir de trempages successifs dans des bain de teintures.

 Différentes techniques batik existent

 Technique batik de la ligature

A partir d’un tissu de couleur uniforme, la technique consiste à nouer certaines parties du tissu avec un fil qui empêche la teinture de pénétrer jusqu’au centre des noeuds. Puis le tissus noué est trempé dans la teinture.

Après lavage et séchage, l’artisan défait les noeuds et les zones nouées par les fils apparaissent dans la couleur d’origine du tissu alors que le fond du tissu est teinté. Cette technique permet d’obtenir des tissus avec des formes aléatoires, géométriques et fractales.

Ces batiks serviront ensuite pour faire des vêtements ou tissu d’ameublement dans la décoration asiatique ou de style moins typé.

 Technique batik des réserves

A partir d’un tissu de couleur uniforme, l’artiste dessine son motif au crayon, puis applique de la cire chaude sur les parties du tissu qu’il ne veut pas teinter.
Ensuite, le batikier trempe le tissu dans une teinture. Les motifs recouverts de cire restent dans la couleur initiale du tissu et les autres partie se teintent.
L’artisan fait alors bouillir le tissu pour faire fondre la cire et fait sécher le tissus. Et il recommence pour la couleur suivante. Il y a autant d’étapes de trempage que de couleurs.

Ces batiks sont de véritables tableaux dédiée à la décoration murale, dans la lignée des fresques de l’Egypte Antique qui couvrent tant de monuments.

Cette méthode est utilisée en Afrique par de nombreux artistes qui font des batiks africains.

 Technique batik du tampon

Le principe est d’imprimer un tissu à partir d’un, ou plusieurs tampons, en cuivre, en pierre, …
Cette technique rend le travail plus rapide.
Le tampon est trempé dans la cire chaude puis est appliqué sur le tissu. Il forme ainsi une empreinte imprégnée de cire,  qui sera imperméable à la teinture. Tout l’art consiste dans la multiplication, l’enchevêtrement des empreintes et la multiplicité des tampons.
Puis le tissu est plongé dans le bain de teinture. Les motifs recouverts de cire restent dans la couleur initiale du tissu et les autres partie se teintent. L’artisan fait bouillir le tissu pour faire fondre la cire et fait sécher le tissus.
Et il recommence pour les autres couleurs.

 Technique du tampon mécanique

Le dérivé de cette technique est l’utilisation de machines sur lesquelles sont posées des tampons, et qui mécaniquement imprime le tissus. Cela permet un gain de temps extraordinaire, mais donne aussi des batiks répétitifs qui ne sont plus des pièces uniques, mais des objets de décoration de bonne qualité malgré tout. C’est souvent la technique employée pour les tentures indiennes.

Et vous, vous avez mis votre batik pour sortir ?

Un commentaire pour “Sortez couvert(e)… en batik !”

  1. Arrivage de batiks africains du Togo a dit :

    [...] La tenture est un élément important dans une décoration africaine et, depuis de nombreuses années, nous vous proposons, pour votre déco murale des batiks [...] Afrique comme le Burkina, Madagascar, la Côte d’Ivoire… Nous avions d’ailleurs déjà abordé sur ce blog les différents procédés de fabricaion d’un batik. [...]

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